Entretien
Philippe Remaud préside le comité de jumelage Guerlédan-Sarria depuis quatorze ans. Après l'assemblée générale, il partage cette responsabilité avec Louise-Anne Le Gac, professeur au collège Paul-Eluard.
Comment se porte l'association ?
Elle fonctionne bien. De tous les comités de jumelage nés à la même époque en Bretagne, seuls ceux de Guerlédan et Lesneven ont perduré. Sans doute parce qu'on a réussi à faire en sorte que le jumelage vive au-delà des personnes. Le président du comité de Sarria a changé, les maires ont changé dans les deux communautés, ici à Mûr et là-bas à Sarria, mais leurs successeurs ont poursuivi l'action. En cela, c'est une réussite.
Quelles sont les grandes actions qui ont été menées ?
Un jumelage, ça vit par étape. Au début, on a fait connaissance avec les gens ; on a créé des liens grâce aux cours d'espagnol mis en place par le comité. Après, petit à petit, on a consolidé les relations par le biais d'échanges scolaires : avec l'Institut Grégorio-Fernandes pour le collège Paul-Eluard et avec un établissement de Lugo pour le collège Saint-Joseph. On a aussi favorisé les stages sur place. Six jeunes de Guerlédan ont travaillé là-bas, soit à l'office du tourisme soit à la mairie, pour se perfectionner en espagnol. Et, enfin, il y a les voyages en Galice tous les deux ans.
Quels sont les projets ?
Pour cette année 2012, c'est la venue d'une délégation de Galiciens du mercredi 1 er au lundi 6 août. Nous planchons actuellement sur le programme en fonction de leur souhait : visite du Mont Saint-Michel, Saint-Malo et autres sorties en lien avec l'environnement. Le temps fort du week-end sera sans doute le fest-noz de la Roche. Ce sera un « plus » au niveau culturel. Sinon, nous réfléchissons à la programmation d'une manifestation festive dans l'année et à un voyage organisé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en cinq-six étapes.
Pourquoi une coprésidence ?
Pour dédoubler le travail. Pour imaginer et porter les projets à deux et ne pas être freiné dans la mise en place de nouvelles idées par manque de temps. Le montage du dossier de financement européen demande beaucoup de disponibilité. Les voyages aussi. Tous les ans, il y a une astreinte au niveau de la représentation sur place. Une coprésidence va donc permettre le partage total de l'engagement. Et c'est important à un moment donné d'avoir du sang neuf dans une association.
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